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Les suppléments de protéines : inutiles et onéreux !

30 novembre 2007

Article vu sur : http://www.cyberpresse.ca/article/20071125/CPACTUEL/711250602/5026/CPDMINUTE

Une bonne assiette : voilà ce qui est bon !!!!

Les suppléments de protéines : inutiles et onéreux !
(Archives La Presse)
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Archives La Presse

Richard Chevalier

La Presse

Collaboration spéciale

Doit-on prendre des suppléments de protéines lorsqu’on est physiquement très actif ? C’est une question qui revient souvent dans les courriels que je reçois. Elle est posée tantôt par une personne de 40 ans qui s’est mise à faire beaucoup de musculation ; tantôt par une mère inquiète de voir son jeune de 16 ans consommer de tels suppléments. Qu’en est-il au juste ?

Il faut d’abord savoir trois choses à propos des protéines. Premièrement, elles sont essentielles au bon fonctionnement de l’organisme, comme il est vrai qu’elles servent de matériaux de base pour le développement du muscle. Nous avons donc besoin de protéines pour préserver ou accroître notre masse musculaire.

Deuxièmement, nous en avons besoin encore plus si nous pratiquons beaucoup d’activités physiques et, en particulier, des sports qui sollicitent intensément les muscles (musculation, natation, sprint, cyclisme, hockey, gymnastique...).

Troisièmement, une fois ses besoins comblés, l’organisme n’entrepose pas les surplus. Il en transforme une partie en glucose et en graisse (selon les besoins du moment en énergie) et une autre en urée (qui deviendra de l’urine à un moment donné). Par conséquent, il est inutile d’avoir un apport en protéines qui dépasse ces besoins.

Justement, quels sont vos besoins ? Pour une personne sédentaire, ils correspondent à un apport quotidien de 0,8 g/kg de poids corporel. Par exemple, si vous êtes sédentaire et que vous pesez 70 kg, vos besoins sont de 58 g de protéines par jour (0,8 x70 kg). Mais les besoins d’une personne physiquement très active sont de 1,2 à 1,6 g/kg de poids pour la pratique de sports d’endurance (course et natation de longue distance, vélo sur route, longues randonnées en ski de fond) et peuvent atteindre 1,6 à 1,8 g/kg de poids pour la pratique de sports de puissance (musculation intensive, haltérophilie, boxe, sports de vitesse).

On le constate donc, les besoins quotidiens en protéines peuvent doubler (de 58 à plus de 116 g) si on pratique un sport de puissance. Ce type d’activité augmente, en effet, la masse musculaire, ce qui stimule le métabolisme protéique.

Si l’alimentation quotidienne comble amplement les besoins protéiques d’une personne sédentaire, en est-il de même d’une personne physiquement très active ? Oui, tout simplement parce qu’au départ notre régime alimentaire est reconnu comme étant déjà riche en protéines. Alors, on n’en manque pas. Malgré tout, si on a des doutes sur son apport quotidien en protéines (avis aux jeunes pubères en pleine croissance qui font beaucoup de muscu !), il suffit de manger un peu plus de poulet, de poisson, ou encore (si on aime) de tofu ou de légumineuses (lentilles, haricots rouges, pois chiches), et le tour est joué.

Dans certains cas toutefois (chez les athlètes en période d’entraînement intensif qui ne peuvent pas manger de grosses portions parce que l’exercice réduit l’appétit), les suppléments de protéines peuvent être une solution de rechange, mais sur une base temporaire.

En conclusion, ces suppléments ne sont pas utiles. En plus, ils coûtent cher, risquent de surmener les reins si on en consomme régulièrement et, enfin, il n’est pas toujours possible de savoir précisément ce que contiennent ces protéines en poudre.




adrien




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